Quelques informations récentes...

 

Que boire ?

Eaux minérales ou bouillons de culture

 

Enfants
Colorants et additifs alimentaires exacerbent l'hyperactivité

L'utilisation de pesticides dangereuse pour les enfants

Manger "bio": une nouvelle recommandation internationale

Publicité et malbouffe

Les parents sous-estiment le surpoids des enfants

 

Surpoids, obésité

Parmi les 10 choses que vous devez savoir selon l'OMS

L’indispensable collaboration entre santé, commerce et agriculture

Une stratégie Européenne pour lutter contre l'obésité

L'excès de poids augmente les cancers et les leucémies

 

Pollution au PCB

Peut-on encore manger du poisson ?

 

Vitamines, anti-oxydants, nature

Scoop: le miel est efficace contre la toux !

Suppléments, vitamines, ... augmenteraient la mortalité ?

Thé vert biologique contre la toxicité de la cigarette

 

 

 

Eaux minérales ou bouillons de culture ?

Les longs séjours des bouteilles sur les étagères expliquent pour une grande part les taux élevés de bactéries qu’on y trouve habituellement.

Selon un rapport de Tim Eckmanns et al., de l’Institut Robert Koch en Allemagne, ont publié dans Clin Microbiol Infect (2008 ; 14 : 454) les bouteilles d'eau minérale peuvent contenir des germes pathogènes. Les auteurs allemands ont d'ailleurs décidé d’interdire toute nouvelle introduction de bouteilles dans les zones sensibles, et de les remplacer par des flacons stérilisés ou filtrés.

Les eaux en bouteilles ne sont ni plus "vertes" ni plus sûres que l’eau du robinet. Certains affirment que le packaging et le transport longues distances des eaux embouteillées en verre ou plastique représentent à eux seuls un véritable non-sens écologique. Les bactériologistes, quant à eux, savent depuis longtemps que ces eaux sont tout sauf stériles : l’une des démonstrations les plus éloquentes remonte à plus de 20 ans, avec la description, entre autres, de Staphylocoques epidermidis (bactérie indicatrice d’une contamination d’origine humaine) dans des eaux de consommation. Un ensemble de faits qui devrait nous faire réfléchir. Me semble-t-il...


Dixon B. : Bottled water and bacteria. Lancet Infectious Diseases 2008 ; 8: 590.

 

 

Les colorants et additifs alimentaires exacerbent l'hyperactivité, confirme une étude publiée par le Lancet, LONDRES, 6 septembre 2007

Les colorants et additifs alimentaires exacerbent les comportements hyperactifs chez les enfants de trois à neuf ans de la population générale, confirme une étude britannique.
Une récente méta-analyse avait déjà conclu à un effet significatif des colorants et additifs artificiels alimentaires sur le comportement des enfants atteints de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) mais les effets sur le niveau d'hyperactivité dans la population générale étaient moins bien établis. Des chercheurs de l'université de Southampton ont étudié 153 enfants âgés de trois ans et 144 enfants âgés de huit à neuf ans dans la population générale, qui ont reçu trois types de boisson à une semaine d'intervalle, chacune fournie pendant une semaine. Une de ces boissons était un placebo, les deux autres contenaient un mélange de colorants artificiels (20 mg pour le mélange A et 30 mg pour le mélange B) et de 45 mg de benzoate de sodium. Les quantités de colorants ont été augmentées de 25% pour les enfants de huit-neuf ans. Les additifs et colorants testés avaient été au préalable écartés du régime alimentaire des enfants. Les effets de ces mélanges sur le comportement des enfants ont été évalués par une mesure globale regroupant les évaluations du comportement effectuées par les enseignants et par les parents. Pour les enfants de huit-neuf ans, un test informatisé d'attention a également été réalisé.

Le mélange A a montré un effet délétère significatif par rapport au placebo chez les enfants de trois ans, avec une plus grande hyperactivité. En revanche le mélange B n'a pas donné de résultat différent par rapport au placebo. Chez les enfants de huit-neuf ans, un effet délétère significatif des deux mélanges actifs a été mis en évidence, mais uniquement parmi les enfants qui ont consommé au moins 85% des boissons distribuées. Les auteurs concluent que les résultats apportent des éléments solides pour montrer que les additifs alimentaires exacerbent les comportements hyperactifs (inattention, impulsivité, suractivité) chez les enfants au moins jusqu'à la mi-enfance.

Ils ajoutent: "Ces résultats montrent que les effets délétères ne sont pas uniquement observés chez les enfants présentant une hyperactivité extrême (le TDAH) et qu'ils peuvent aussi être observés dans la population générale et à travers la gamme de sévérité de l'hyperactivité".

Il reste à déterminer quels additifs et colorants particuliers sont responsables de ces effets délétères, ce que ne permet pas cette étude. Les implications dans la réglementation sur l'utilisation des additifs alimentaires pourraient être importantes.

(The Lancet, publication en ligne)

Dr.MBO vous recommande :

Abandonner bonbons, barres chocolatées, biscuits, glaces du commerce et autres produits riches en colorants, exhausteurs de goûts, graisses saturées ou hydrogénées, conservateurs, etc. Préférez des fruits secs, des noix, noisettes et amandes, des biscuits faits maison, ou du bon pain complet avec quelques carrés de chocolat bio ! La santé de vos enfants vous en sera reconnaissante, aujourd'hui, demain, et dans 20 ans !


 

L’utilisation de pesticides peut s’avérer toxique pour les enfants
(congrès Athènes Août 2007)

De nombreuse études épidémiologiques ont montré des associations entre l’exposition aux pesticides et certains cancers de l’enfant : leucémies, tumeurs cérébrales malignes, lymphomes non-hodgkiniens (herbicides aux chlorophénoxy). Or, les pesticides sont très répandus, dabord dans nos aliments quotidiens mais aussi dans le collier anti-puces du chien !

Même si les impacts exacts la santé de l’enfant sont encore discutés, il est donc vivement recommandé aux médecins d'adopter une attitude de précaution et de proposer une alimentation "bio" le plus souvent possible aux enfants.

En conclusion, R. Etzel (Anchorage, Alaska, USA) a insisté sur le fait que les associations de pédiatres devraient être appelées à jouer un rôle important dans la définition et la conduite des politiques de l’environnement... Il suffirait pour cela que les décideurs politiques soient d'accord !


“What can pediatricians do to limit exposure to environmental risks ?” Pr Etzel R. : ICP News (Monday 27 august 2007 ; Issue 02). 25 th International Congress of Pediatrics (Athènes, Grèce) : 25-30 août 2007.

Dr.MBO vous recommande ::

Lorsqu'un tel message émane d'une association médicale internationale, c'est que les preuves sont importantes. Nous pouvons mieux nourrir nos enfants. Acheter et consommer des aliments de saison et biologiques, cultivés et produits aussi proche que possible de votre domicile, c'est protéger leur santé immédiate et à long terme. De plus, cela réduira les émanations de gaz carbonique (quand on mange un fruit venant de l'autre côté de la planète, on poulle), cela réduira la pollution des nappes sous-terraines par les pesticides, et globalement cela augmentera les chances de laisser une planète vivable pour nos enfants.

 

 

 

Manger "bio" réduit l'exposition des enfants aux pesticides

(source France-science)

Selon le " Department of Agriculture" américain, les pesticides organophosphorés, fortement soupçonnés d'induire des effets neurologiques chez l'humain, sont présents dans de nombreux produits alimentaires courants.

L'Environmental Protection Agency a financé une étude confiée à un groupement associant Emory University (Atlanta), l'Université de Washington et les CDC (Centers for Disease Control and Prevention) afin d'évaluer l'exposition des enfants à ces produits indésirables. Les résultats de cette étude viennent d'être publiés par Environmental Health Perspectives, revue éditée par le National Institute of Environmental Health Sciences.

L'étude a consisté à doser pendant deux semaines, dans des échantillons urinaires prélevés sur 23 enfants de la région de Seattle, les concentrations de métabolites de deux pesticides particulièrement répandus : le malathion et le chlorpyrofos. Les enfants ont été soumis pendant la période d'observation à trois régimes alimentaires successifs : aliments conventionnels, aliments "bio", puis retour aux aliments conventionnels.

La phase bio s'est traduite par une chute importante des concentrations dans les urines (en moyenne d'un facteur 5 pour les métabolites du malathion et d'un facteur 3 pour ceux du chloropyrifos). Le retour à une alimentation conventionnelle s'est accompagné en revanche d'une remontée des concentrations dans des proportions semblables.

Dans un contexte où la plupart des études publiées précédemment avaient porté leur attention sur l’exposition aux pesticides des enfants vivant en environnements agricoles, cette nouvelle étude, longitudinale, a évalué l’exposition aux pesticides organophosphorés d’enfants d’une ville, Seattle. Elle montre que la principale source d’exposition des enfants à ces polluants est l’alimentation.

Lu C et coll. : Dietay intake and its contribution to longitudinal organophosphorus pesticide exposure in urban/suburban children. Environ Health Perspect,

 

Dr.MBO vous recommande :

Acheter et consommer des aliments de saison et biologiques, cultivés et produits aussi proche que possible de votre domicile, c'est protéger leur santé immédiate et à long terme.

Les produits bio sont très controlés en Suisse, en France et en Europe en général. Les produits bio sont vraiment bio. Non, il n'y a pas d'arnaque. Oui, cela vaut vraiment la peine. Le coût est souvent plus élevé pour les produits de base (fruits et légumes) mais on peut réduire ce sur-coût en privilégiant l'achat des produits locaux (pas de transport) et de saison (plus simple et moins chers à faire pousser), et en évitant l'achat de bonbons, biscuits et gâteux industriels.

 

 

Publicité et malbouffe : après Kellog, Mars, McDonald’s et Coca-Cola montrent patte blanche

Washington, le mardi 24 juillet 2007 –

Alors que le Centre pour la science dans l’intérêt du public (CSPI), la Campagne pour une jeunesse sans publicité et deux familles du Massachusetts s’apprêtaient à porter plainte contre le plus gros pourvoyeur de céréales améliorées du monde, afin de dénoncer la faible teneur nutritionnelle de ses produits, Kellog a annoncé qu’il allait cesser de promouvoir auprès des enfants de moins de 12 ans toutes denrées ne respectant pas des critères nutritionnels dûment fixés par… Kellog lui-même !

L’annonce de ce coup de théâtre judiciaire est à la mesure de l’enjeu économique et politique. Les barres chocolatées, chips et autres céréales représentent aux Etats-Unis un marché de 500 milliards de dollars par an. Les enfants comptent parmi les premiers consommateurs de ces produits. Un tiers des espaces publicitaires qui jalonnent les programmes pour enfants sont destinés à présenter la douceur des sucreries, un autre tiers est consacré aux céréales et 9 % aux bonheurs des fast-food. Ce phénomène a été vivement dénoncé par l’Institut de Médecine de l’Académie américaine des Sciences. Cette caution scientifique s’est révélée un argument décisif pour les pourfendeurs américains de la « malbouffe » dont les récriminations à l’égard des publicitaires et des industriels de l’agro-alimentaire ont redoublé. Ces derniers n’ont pas tardé à les entendre, et quelques semaines après Kellog, onze grandes marques, dont McDonald’s, Coca-Cola et Mars se sont engagés à restreindre leurs spots publicitaires vantant les mérites de produits alimentaires aux qualités nutritionnelles plus que discutables.

Si de nombreuses voix ont tenu à saluer cette initiative, notamment parmi les représentants des pouvoirs financiers, d’autres qui défendent les intérêts des consommateurs ont remis en doute la sincérité de telles actions. On peut effectivement être très surpris que « Chaque compagnie définisse ses propres critères nutritionnels ».

 

Dr.MBO vous recommande :

Consommer des produits de base, non transformés par l'industrie, permet de manger moins, avec une meilleure qualité, en étant plus vite rassasié.

 

 

Les parents sous-estiment le surpoids des enfants

Plusieurs travaux récents laissent apparaître que les parents des enfants en surpoids ou obèses sous-estiment l'état de leur enfant, et que cette sous-estimation serait plutôt le fait des mères, et plus encore le fait des mères obèses. Des auteurs australiens ont cherché à préciser les facteurs influençant ces sous-estimations. Ils ont examiné les données de 14 années de suivi mère-enfant d’une vaste cohorte de naissance. L’étude, prospective a inclus 2 650 enfants, dont 52 % de garçons, de 0 à 14 ans.

Quarante pour cent de mères dans l’erreur…

Les résultats montrent que 40 % des mères d’enfant en surpoids sous-estiment le poids de leur enfant, le percevant comme normal ou inférieur à la normale, et la sous-estimation est encore plus marquée lorsque l’enfant est un garçon. Environ 15% des mères d’enfant de poids normal considèrent que ce poids est insuffisant, « l’erreur » concernant là encore plus nettement les garçons que les filles.

L’analyse met en évidence que ces erreurs maternelles sont plus fréquentes pour les garçons et si la mère est elle-même en surpoids.
En revanche, le niveau d’éducation maternel, l’ethnie, le changement de statut marital, les modifications des revenus, le statut tabagique, le sport ne semblent pas associés aux erreurs de classement maternelles du poids de leur enfant.

Les auteurs s’interrogent : que devient le soutien fondamental des mères si elles ne perçoivent pas que leur enfant a un excès de poids ? Quels sont les risques potentiels pour l’enfant en termes d’image de soi, de troubles des comportements alimentaires ?


Mamun AA et coll. : Predictors of maternal misclassifications of their offspring’s weight status : a longitudinal study. Int J Obes 2008 ; 32 : 48-54.

 

 

 

 

Parmi les 10 choses que vous devez savoir sur l'obésité selon l'OMS...

Un adulte doit avoir au minimum 30 minutes par jour d'activités modérées à intenses pour rester en bonne santé. Les enfants devraient avoir au moins 60 minutes d'activité physique variée par jour. Notre mode de vie (domicile, école, travail, voyage) nous dissuade souvent d'avoir une activité physique. Pourtant, en Europe, 50% des déplacements en voiture s'effectuent sur moins de 5 km, distance qui pourrait être parcourue en vélo en 15 minutes ou d'un bon pas en 30 à 40 minutes.

 

Dr.MBO vous recommande :

Marcher pour se déplacer en ville, c'est gagner de la sérénité (aurevoir les embouteillages), de l'argent (plus de contraventions, plus d'essence), de la santé, de la minceur, et des moments de bonheur, celui de pouvoir utiliser un corps qui fonctionne bien !

 

 

Lutte contre l’obésité : l’indispensable collaboration entre les secteurs de la santé, du commerce et de l’agriculture (communiqué de presse de l'OMS).

Actuellement, les politiques agricoles et commerciales nationales vont souvent à l'encontre des recommandations de l'OMS. Dans l'ensemble de la Région, les quantités de fruits et de légumes produits ou mis en vente ne permettent pas d'atteindre le niveau de consommation quotidienne conseillé.

Étant donné que les aliments sains sont souvent plus chers que leurs pendants énergétiques issus de l'industrie de transformation, on peut constater une disparité nutritionnelle non seulement d'un pays et d'une zone à l'autre, mais aussi entre les divers groupes démographiques, car les personnes appartenant à des groupes socioéconomiques défavorisés sont plus susceptibles de consommer des produits mauvais pour la santé.

« Le fait que les classes les plus pauvres de la société sont les plus affectées par la surcharge pondérale et l'obésité, et que ces dernières ont des conséquences à long terme sur l'un des groupes sociaux les plus vulnérables - les enfants - est une triste réalité », déclare le docteur Marc Danzon, directeur régional de l'OMS pour l'Europe. « Tout le monde devrait avoir droit à des aliments sains, et les politiques des pouvoirs publics doivent contribuer à les rendre disponibles à un prix abordable en Europe. »

La production insuffisante d'aliments sains et les entraves qui font obstacle à leur commerce affectent certaines zones plus que d'autres, créant des déserts alimentaires où l'offre de ces produits est maigre. Par contre, certaines politiques actuelles contribuent à rendre largement disponibles des produits énergétiques à haute densité, qui jouent un rôle important dans la prévalence accrue de la surcharge pondérale et de l'obésité, ainsi que dans les problèmes de santé et les maladies dues à un style de vie.

Contexte

L'obésité est l'un des plus grands défis auxquels est confrontée la santé publique au XXIe siècle. Dans de nombreux pays européens, sa prévalence a triplé depuis les années 80, et le nombre des personnes affectées, notamment des enfants, continue à augmenter à un rythme alarmant. Dans diverses parties de la Région européenne de l'OMS - plus que dans n'importe quelle autre région de l'Organisation - l'obésité représente d'ores et déjà entre 2 et 8 % des dépenses de santé et 10 à 13 % des décès.

Le problème est généralement associé à une mauvaise alimentation et à un manque d'exercice physique. Au-delà des comportements individuels, toutefois, il est aussi et de plus en plus lié à des politiques et à une évolution socioéconomiques, par exemple en matière d'agriculture, de transport, d'urbanisme, d'environnement, de distribution, transformation et marketing des aliments, et d'enseignement.

Il incombe à la fois à la société et aux pouvoirs publics de juguler l'épidémie. Les stratégies devraient faire intervenir différents secteurs des pouvoirs publics, la société civile, le secteur privé et d'autres acteurs concernés.

 

 

L'excès de poids augmente les cancers et les leucémies

Le surpoids a été associée avec un risque accru de nombreux cancers : endomètre, sein (chez les femmes ménopausées), colon, rein, oesophage, pancréas, foie et vésicule biliaire. Des études récentes suggèrent également qu’un excès de poids serait un facteur de risque pour les lymphomes non-hodgkiniens, les myélomes multiples et les leucémies.

Une nouvelle analyse a consisté à rassembler les résultats disponibles des études de cohorte sur les relations entre d’une part le surpoids et l’obésité (mesurés par indice de masse corporelle [IMC]), et d’autre part, l’incidence des leucémies.
 
Les études ont été identifiées dans les bases de données MEDLINE et EMBASE de 1966 à juillet 2007. Neuf études de cohortes ont été rassemblées.

En comparaison avec les patients de poids normal (IMC inférieur à 25 kg/m²), les risques relatifs (RR) de leucémie étaient de 1,14 (intervalle de confiance à 95% [IC95] de 1,03 à 1,25) pour les patients en surpoids (IMC compris entre 25 et 30 kg/m²) et de 1,39 (IC95 de 1,25 à 1,54) pour les obèses avec un IMC supérieur ou égal à 30 kg/m². Sur une échelle continue, une augmentation de 5 kg/m² de l’IMC a été associée avec une augmentation de 13 % du risque de leucémies (RR=1,13 ; IC95 de 1,07 à 1,19).

Une méta-analyse de 4 études rapportant des résultats sur différents sous-groupes de leucémies a montré que les risques relatifs RR étaient de 1,25 (IC95 de 1,11 à 1,41) pour la leucémie lymphoïde chronique, de 1,65 (IC95 de 1,16 à 2,35) pour la leucémie lymphoblastique aiguë, de 1,52 (IC95 de 1,19 à 1,95) pour la leucémie myéloïde aiguë, et de 1,26 (IC95 de 1,09 à 1,46) pour la leucémie myéloïde chronique.

La conclusion de ces analyses statistiques est que l’augmentation du poids (surpoids ou obésité) est associée à un risque accru de développer une leucémie.

Le mécanisme biologique n’est pas clair. Une conséquence métabolique de l’obésité est une résistance à l’insuline qui entraîne une augmentation de la sécrétion pancréatique d’insuline, cette hormone pouvant promouvoir la cancérogenèse directement par les récepteurs à l’insuline des cellules cibles pré-neoplasiques ou indirectement en augmentant la biodisponibilité de l’IGF 1 (Insulin-like Growth Factor 1).
L’augmentation du risque de leucémie chez les obèses peut aussi être du à des troubles de la fonction immunitaire et à une inflammation chronique chez ces patients. On pense aussi aux quantités consommées d'additifs et de pesticides...

Larson SC et Wolk A : Overweight and obesity and incidence of leukemia : a meta-analysis of cohort studies. International Journal of Cancer : Publication en ligne le 20 novembre 2007.

 

 

 

Pollution au PCB : les pouvoirs publics sont longtemps restés muets comme une carpe

Extrait du JIM.fr


Lyon, le jeudi 11 octobre 2007 – La pollution des fleuves et des rivières par des tonnes de poly-chloro biphényls (PCB), héritage d’un passé industriel dont les contaminations chimiques ne prirent pas fin avec l’interdiction définitive des composants en 1987, n’est pas seulement un problème français. A l’occasion de l’installation du comité d’information et de suivi du Rhône, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciuko-Morizet se fit fort de le rappeler ce 9 octobre. « La quasi-totalité des grands fleuves français et européens est touchée. (…) Tous les pays au passé industriel ont eu des rejets de PCB avant que ceux-ci ne soient interdits dans les années 80 » souligna la spécialiste des questions d’écologie. Rares seront sans doute cependant les pays où la catastrophe écologique se muera en scandale. Cependant, à l’instar de la situation qui paraît prévaloir aujourd’hui en France concernant l’amiante, les pouvoirs publics pourraient bien être sommés d’expliquer pourquoi la forte pollution aux PCB a été passée sous silence depuis vingt ans.

Vingt ans d’alertes silencieuses

Si depuis 2005, les interdictions de consommation des poissons pêchés dans le Rhône se multiplient et si depuis quelques semaines, l’affaire suscite une émotion de plus en plus vive, l’acronyme PCB que la France découvre est connu de longue date par les responsables français. Le site internet du Nouvel Observateur a ainsi mis en ligne ce matin un document de l’Agence de l’eau confirmant que « la présence massive des PCB dans le Rhône et ses affluents » est observée depuis une vingtaine d’années. Le Nouvel Observateur révèle en outre que l’usine Tredi, spécialisée dans le retraitement des déchets chimiques, souvent désignée comme la principale coupable de la pollution du fleuve (après 1987), n’est pas seule en cause dans la catastrophe actuelle. La Fédération France nature environnement rappelle pour sa part dans un dossier consacré aux PCB et récemment réactualisé que son combat contre cette pollution qu’elle qualifie de « bombe à retardement » dure « depuis plus de 10 ans ». Enfin, le Figaro, dans son édition du 11 octobre souligne que le chercheur à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), Gilles Monod avait été à l’origine en 1986 de plusieurs analyses révélant la présence d’une forte concentration de PCB dans plusieurs endroits du lit du Rhône.

40 % des sites analysés contaminés

Faute d’avoir déjà pu répondre à ces différentes remises en cause de la presse quant au silence coupable des pouvoirs publics, Nathalie Kosciuko-Morizet ne semble guère encline à reconnaître une quelconque responsabilité étatique. « L’interdiction de l’utilisation des PCB a été respectée pendant 20 ans, on ne peut donc pas parler de laxisme d’Etat » a-t-elle en effet martelé avec force ce mardi. Il n’en reste pas moins que les PCB, dont la stabilité était louée jadis par les industriels et qui représente aujourd’hui une véritable plaie pour les écologistes, sont présents dans près de 40 % des 852 sites analysés (une carte récapitulant l’étendue des contaminations a été publiée sur le site internet du Ministère de l’Ecologie). Une contamination variant entre 140 et 400 microgrammes par kilo a même été repérée dans 10 % des eaux françaises, quand seul un taux inférieur à 10 microgrammes est considéré comme sans conséquence.

Epidémiologie méconnue

Alors que les premières étapes du plan anti PCB mettent l’accent sur la surveillance et la prévention, la décontamination se révèle un chantier particulièrement complexe et de longue haleine. La question des conséquences sanitaires reste également en suspens. Le Word wide fund (WWF) n’hésite pas à qualifier la situation de « Tchernobyl à la française » et le professeur Dominique Belpomme, cité par Libération Lyon, rappelle que les « PCB sont considérés comme une molécule cancérigène mutagène reproductible », Nathalie Kosciuko-Morizet préfère se montrer rassurante. Les risques de lymphomes, de cancer du sein et de la prostate et les impacts sur la reproduction soulignés par les spécialistes dont le professeur Dominique Belpomme « concernent ceux qui consommeraient beaucoup de poissons » rappelle la secrétaire d’Etat. Il n’en reste pas moins qu’une meilleure connaissance épidémiologique de la situation apparaît nécessaire. Elle est demandée avec force par la vice-présidente de la région Rhône-Alpes, Hélène Blanchard (Verts).

 

 

Prendre des suppléments de vitamines A et E augmenteraient la mortalité ?

Une étude de type méta-analyse publiée en Février 2007 par la très sérieuse revue scientifique JAMA montre que la prise de suppléments de beta carotène, de vitamine A ou de vitamine E augmenterait la mortalité de 7%, 16%, 4% respectivement. La vitamine C et le sélénium n'auraient pas cet effet.

Ces résultats sont à rapprochés ceux de l'étude SUVIMAX qui avaient montré, en France, que la supplémentation en anti-oxydants n'apportaient pas d'effets bénéfiques.

Voir abstract JAMA ci-dessous.

JAMA 2007 Feb 28;297(8):842-57.

Mortality in randomized trials of antioxidant supplements for primary and secondary prevention: systematic review and meta-analysis.

Bjelakovic G, Nikolova D, Gluud LL, SimonettinRG, Gluud C.

The Cochrane Hepato-Biliary Group, Copenhagen Trial Unit, Center for Clinical Intervention Research, Copenhagen University Hospital, Rigshospitalet, Copenhagen, Denmark. goranb@junis.ni.ac.yu

CONTEXT: Antioxidant supplements are used for prevention of several diseases. OBJECTIVE: To assess the effect of antioxidant supplements on mortality in randomized primary and secondary prevention trials. DATA SOURCES AND TRIAL SELECTION: We searched electronic databases and bibliographies published by October 2005. All randomized trials involving adults comparing beta carotene, vitamin A, vitamin C (ascorbic acid), vitamin E, and selenium either singly or combined vs placebo or vs no intervention were included in our analysis. Randomization, blinding, and follow-up were considered markers of bias in the included trials. The effect of antioxidant supplements on all-cause mortality was analyzed with random-effects meta-analyses and reported as relative risk (RR) with 95% confidence intervals (CIs). Meta-regression was used to assess the effect of covariates across the trials. DATA EXTRACTION: We included 68 randomized trials with 232 606 participants (385 publications). DATA SYNTHESIS: When all low- and high-bias risk trials of antioxidant supplements were pooled together there was no significant effect on mortality (RR, 1.02; 95% CI, 0.98-1.06). Multivariate meta-regression analyses showed that low-bias risk trials (RR, 1.16; 95% CI, 1.05-1.29) and selenium (RR, 0.998; 95% CI, 0.997-0.9995) were significantly associated with mortality. In 47 low-bias trials with 180 938 participants, the antioxidant supplements significantly increased mortality (RR, 1.05; 95% CI, 1.02-1.08). In low-bias risk trials, after exclusion of selenium trials, beta carotene (RR, 1.07; 95% CI, 1.02-1.11), vitamin A (RR, 1.16; 95% CI, 1.10-1.24), and vitamin E (RR, 1.04; 95% CI, 1.01-1.07), singly or combined, significantly increased mortality. Vitamin C and selenium had no significant effect on mortality. CONCLUSIONS: Treatment with beta carotene, vitamin A, and vitamin E may increase mortality. The potential roles of vitamin C and selenium on mortality need further study.

 

Dr.MBO vous recommande :

Manger des fruits et des légumes frais, produits près de chez vous par l'agriculture biologique, au moins 5 portions par jour, est le meilleur moyen de bénéficier d'apports optimaux en vitamines et minéraux, sans le moindre danger pour la santé. C'est aussi favorable aux agriculteurs vivant dans nos régions, à notre terre dont les sols sont protégés par l'agriculture biologique, à nos ressources en eau, au réchauffement de la planète, ...et à notre porte-monnaie.

 

 

Contre les effets toxiques de la cigarette, le thé vert biologique

La fumée de cigarette est un puissant inducteur de la réponse inflammatoire avec pour conséquence des altérations génomiques conduisant les cellules vers la carcinogenèse.

Les études utilisant les cultures cellulaires et les modèles animaux montrent que l’épigallocatéchine-3-gallate (EGCG), le principal polyphénol présent dans le thé vert possède une puissante activité anti-inflammatoire et anti-proliférative capable d’inhiber sélectivement la croissance des cellules cancéreuses sans affecter les cellules normales. Une équipe de chercheurs américains de l’université du Wisconsin, à Madison, a montré que le pré-traitement par l’EGCG  des cellules de l’épithélium bronchique humain normal  entraînait une inhibition significative de la prolifération cellulaire induite par la fumée de cigarette. Globalement leurs résultats montrent que l’EGCG contribue à supprimer l’inflammation, la prolifération et l’angiogenèse induite par la fumée de cigarette.

Syed DN et coll. : “Green tea polyphenol EGCG suppresses cigarette smoke condensate-induced NF-kappaB activation in normal human bronchial epithelial cells.” Oncogene 2007 ; 26 (5) : 673-82.

 

Dr.MBO vous recommande :

- d'arrêter de fumer de toute façon, que vous soyiez adepte du thé vert ou pas;

- de boire du thé vert BIOLOGIQUE afin de ne pas ingérer de puissants oxydants que sont les pesticides en buvant votre boisson anti-oxydante.

 

 

 

 

Scoop: le miel est efficace contre la toux !

JIM du 15.01.08

Un essai thérapeutique récent suggère que le miel calme la toux d’un enfant atteint d’une infection des voies aériennes supérieures, mieux qu’un opiacé.

Les effets du miel, de la dextrométhorphane (DM), et de l’abstention thérapeutique ont été comparés chez 105 enfants de 2 à 18 ans, qui n’avaient qu’une rhinorrhée et une toux depuis moins de 7 jours. Les participants étaient stratifiés en 3 tranches d’âge, puis randomisés en 3 groupes thérapeutiques, d’environ 35 sujets chacun. L’administration de miel de sarrasin, DM aromatisée au miel, ou « rien du tout », avait lieu juste avant le coucher, à distance d’autre prise d’antitussif ou d’antihistaminique. La toux (fréquence, intensité, et gêne) et son retentissement sur le sommeil de l’enfant et des parents étaient notés par les parents.

Le miel a eu un effet supérieur ou égal à la DM, elle-même supérieure ou égale à l’abstention.
La nuit « d’après », l’amélioration la plus importante de la toux et du sommeil a suivi l’ingestion de miel.
Dans les comparaisons des groupes deux par deux, le miel confirme sa supériorité sur l’abstention en ce qui concerne la fréquence de la toux (p=0,01) et l’ensemble des critères (p=0,04), mais il n’ y a pas de différence entre le miel et la DM, ni entre la DM et l’abstention.

La médecine populaire le savait déjà, et les explications ne manquent pas. L’ingestion de miel entraîne une hypersécrétion de salive et de mucus, adoucissante, et, probablement, une production accrue d’opioïdes endogènes, liée à la forte teneur en sucres du produit (≥ 80%).
Les résultats de l’essai peuvent cependant être influencés par de nombreux biais : la brièveté du laps de temps, la transgression du double insu dans le groupe non traité, la subjectivité des cotations, la richesse en anti-oxydants du miel de sarrasin. Une agitation et une insomnie ont été rapportées chez cinq des enfants qui avaient reçu du miel. De plus, des spores du bacille botulique, si elles étaient présentes dans le miel, pourraient germer dans l’intestin des nourrissons.

En définitive, le miel constitue une alternative aux opiacés –souvent administrés sans prescription- dans le traitement de la toux des infections des voies aériennes supérieures des enfants. Il ne présente aucun danger au-dessus de l’âge de 1 an, et il donne globalement satisfaction aux parents.


Paul IM et coll « Effect of honey, dextromethorphan, and no treatment on nocturnal cough and sleep quality for coughing children and their parents ». Arch Pediatr Adolesc Med 2007; 161: 1140-1146